Jacques Vandescure et Basketball Global Vision, porteurs d’espoir en RDC et en Afrique par le basketball


Lorsqu’on part en reportage pour rencontrer pour la première fois un grand champion de basketball en Belgique, ayant évolué dans le championnat universitaire américain, on est assailli par plusieurs images préconçues : très grand, pas moins de deux mètres, de grosses lunettes de soleil, pas très volubile, grosse berline, qui montre son importance, etc.

Et puis Jacques Vandescure arrive, et toutes les images qu’on s’était construit dans son imaginaire se dissipent, laissant place à une bonne surprise, un homme simple. Jacques arrive, la démarche assurée, il salue courtoisement, propose immédiatement qu’on se tutoie et s’excuse vraiment pour son retard. Côté comportement, on est aux anges. Comment ne pas se sentir à l’aise pour réaliser une première interview aux côtés d’un grand sportif aussi courtois ? Il faut dire qu’en fréquentant souvent les footeux, on s’habitue très vite à l’arrogance à souhait même si tous les professionnels du football ne sont pas à mettre dans le même sac.

Jacques doit parler de lui et du projet qui lui tient à cœur : Basketball Global Vision. On propose un petit briefing avant de débuter l’enregistrement. Il accepte avec le sourire ce petit point d’avant interview qui dure cinq minutes. On est enfin prêt. On appuie sur le bouton, ça y est, l’interview est lancée.

Jacques Vandescure : un mélange d’humilité, de pragmatisme, d’intelligence d’esprit et de volonté de gagner

Lorsqu’on discute avec Jacques, on ne croirait pas qu’il a arrêté la compétition professionnelle. Il parle du basket dans le présent avec tellement de passion qu’on croit être en face d’un joueur en plein milieu des play-offs d’une compétition importante. Le discours est direct, clair, concis et va à l’essentiel ; et l’essentiel pour Jacques, ce sont les résultats aussi bien quand il était joueur que aujourd’hui où il s’investit énormément dans des projets pour jeunes.

Ce jeune homme de 34 ans, fils d’une mère congolaise et d’un père belge, dernier né d’une fratrie de cinq enfants a le sens du collectif inoculé dans le sang. Ce sens du devoir collectif suinte dans chacune de ses paroles. C’est ce sens du collectif commencé avec ses frères dans le basket qui, l’a mené dans les années 1990, du Basket Club Bruxelles au Maes Pils Malines, et à Anvers où il a été sacré champion de Belgique. Jacques est aujourd’hui un porteur de rêves pour des milliers d’enfants, mais pour y arriver, il a mené son propre rêve malgré les douleurs, la fatalité et les blessures qui ne l’ont pas épargné. Dur-au-mal, c’est quand il est harcelé par des blessures chroniques au genou qu’il décide de réaliser son rêve américain ! Plusieurs équipes du top 50 de la NCAA[1] ont bénéficié de son talent.

Pour couronner le tout, Jacques est caractérisé par une humilité exemplaire. On ne dirait pas qu’il travaille comme agent et consultant sur le continent africain pour la franchise NBA des Washington Wizards. On ne croirait pas qu’il fréquente les superstars multimillionnaires de la NBA. Jacques connaît très bien le basketball africain. Et pour cause, à la fin de sa carrière, il s’est plongé dans ses racines congolaises qui lui ont permis de découvrir tout le potentiel humain dont regorge les pays africains. Durant l’interview, on sent qu’on a affaire à un connaisseur mais aussi à un bon analyste. Ses analyses ne touchent pas seulement les équipes fanion du basket africain, elles vont jusqu’au tréfonds, à ce qui constitue la base même du basket, les moins de dix ans. Eh oui, en Afrique, il n’y a pas que le foot dans la vie, il n’y a pas que le foot qui fait rêver les gamins dans les rues de Kinhasa, Kigali, Dakar, Yaoundé, Lomé, Accra, Johannesburg, Luanda ou Tunis. Il y a aussi la balle orange. Jacques n’a pas la langue de bois et n’hésite pas à mettre le doigt sur les erreurs de certains pays comme l’Angola, autrefois ogre du basket africain qui a négligé financièrement la formation des jeunes au profit de son équipe fanion. Aujourd’hui, les Angolais se mordent les doigts, le Nigeria est aux JO de Londres, pas eux. L’humanisme transparaît dans son discours, le mot « espoir » revient quand il parle des enfants. Et c’est pour ces enfants des bas quartiers populeux et miséreux des villes africaines qu’il a créé Basketball Global Vision.

 

Basketball Global Vision : l’humanisme par la balle orange

On dit souvent que l’anxiété est un signe révélateur de l’intelligence chez l’humain. Jacques a de la suite dans les idées. Quand il arrive vers la fin de sa carrière, il se pose les bonnes questions concernant sa reconversion. L’appel des sources africaines est très fort. Il ne peut y répondre sans penser à tous ces « Shegués[2] » qui croulent dans la misère. Pour apporter sa petite pierre à l’édifice de ce Congo qui se morfond dans la douleur depuis l’assassinat du mythe africain Patrice Lumumba, il propose à ces enfants rejetés, ce qui pour lui est le plus précieux et qu’il connaît le mieux : le basket.

L »humanisme à travers le basketball ont fait de Jacques un globe-trotter du continent africain. En RDC, au Maroc, au Rwanda, au Sénégal, au Congo-Brazzaville, en Afrique du sud où il va prêcher le message de l’éducation et de l’intégration sociale des enfants à travers le sport en général et le basket en particulier. Des structures sont créées afin de donner à ces enfants une chance de s’en sortir. De nombreux camps sont organisés par Basketball Global Vision pour les enfants, le prochain grand camp aura lieu à Goma dans l’est de la RDC du 6 au 12 août 2012. Une campagne de collecte de vêtements a d’ailleurs commencé en faveur des enfants qui participeront à ce camp. Plusieurs joueurs de l’équipe nationale belge tels que Guy Muya, Axel Hervelle, Jonathan Tabu et Toma Van Den Spiegel  se sont impliqués dans cette campagne. La structure possède également un volet formation puisqu’elle aide les fédérations africaines à la formation des coachs et les conseillent dans la mise en place des championnats de jeunes dès l’âge de 10 et 12 ans.

Basketball Global Vision a de l’ambition pour la jeunesse africaine par le basket. Elle aide les jeunes qui représentent des espoirs au niveau sportif. Elle l’a montrée l’année dernière en envoyant trois jeunes Congolaises dans des universités américaines. Chaque étudiante coûtera 50000 dollars sur quatre ans, soit une enveloppe globale de 150 000 dollars pour aider ces jeunes femmes à continuer non seulement leurs carrières mais également leurs études afin de leur donner la chance d’un avenir brillant.

Jacques prendra à nouveau son bâton de pèlerin pour apporter l’espoir d’un avenir meilleur à travers le basket prôné par Basketball Global Vision dès le 4 août aux 500 enfants qu’il réunira pour le camp de Goma en la présence de plusieurs sponsors internationaux importants. Il ira chercher ces enfants au Rwanda et en RDC pour le plus grand camp en Afrique centrale. Ce sera ensuite au tour du Sénégal et de l’Afrique du sud au début du mois de septembre.

A travers Basketball Global Vision, Jacques Vandescure a gardé lors de sa reconversion les mêmes convictions que celles qu’il avait, ancrées en lui lorsqu’il était joueur : des convictions humanistes marquées par la volonté de bien faire, de réussir et d’aider son prochain.

Kalvin Njall SOIRESSE

Correspondant sports pour BBC Afrique en Belgique

Journaliste à Radio Campus, émission « Sous l’Arbre A Palabre »

Sources :

–         www.basketballglobalvision.com

–         Interview de Jacques Vandescure réalisée pour BBC Afrique et Sous l’Arbre A Palabre (Radio Campus Bruxelles)


[1] Championnat universitaire américain

[2] En lingala, désigne les enfants abandonnés dans la rue en République Démocratique du Congo.

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Kalvin Soiresse Njall, un auteur engagé dans son roman « Les Bureaux Paternels »


Parmi les articles rédigés sur le roman que j’ai fait paraître l’an dernier et que j’ai eu à lire, celui retranscrit ci-bas est en termes de style, d’originalité et de convivialité le plus beau. Je remercie Banamboka et surtout Sorana MUNSYA, l’auteur  pour avoir su tirer de notre rencontre préparatoire à l’écriture de cet article une sève inspiratrice de très bon goût pour  sa rédaction.

« Une silhouette longiligne, un visage mutin et doux caché derrière de fines lunettes. Voilà comment on pourrait décrire Kalvin Soiresse Njall la première fois qu’on l’aperçoit. Nul ne pourrait se douter de l’expérience dont il est riche et de l’intelligence avec laquelle il s’en sert dans l’écriture. Sa plume est légère et percutante dans le même temps, réaliste et subtile à la fois. Il a la capacité de nous faire plonger instantanément dans son univers et de nous en faire découvrir avec la même simplicité ses méandres et rouages.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Rentrer dans une société comme celle africaine qui au-delà des apparences stéréotypées présente une complexité. Une complexité sociologique, historique, politique et même sociale. Dans « Les Bureaux Paternels », l’auteur aborde le sujet (très porteur de débat) de la polygamie. C’est à travers le personnage principal du roman pris dans un tourbillon psychologique que Kalvin Soiresse Njall fait découvrir au lecteur non seulement l’ampleur du phénomène mais aussi ses causes. Causes qui ne sont pas si évidentes à comprendre dû la complexité de la société.

On sent l’écriture et le style engagés. En effet, la subjectivité de l’auteur ne fuit pas le regard du lecteur. Elle est assumée, mais tout en décrivant une réalité que nul ne pourrait nier aujourd’hui.

C’est donc un livre que l’association Banamboka conseille vivement. Car tout en restant instructif sur les réalités de la polygamie, le lecteur se trouve instantanément plongé dans un univers… Serait-ce celui de Kalvin ? Car une question persiste : Est-ce une autobiographie ?

Né le 22 juin 1982 de parents Togolais et Camerounais, Kalvin a fait ses études primaires et secondaires au Togo. Il y a également commencé ses études universitaires en droit pour les poursuivre à Bruxelles avec un Master en Sciences politiques.

Aujourd’hui il est écrivain, auteurs d’un roman (les Bureaux paternels) et d’un recueil de poème « Pensées nègres d’Europe ». Il est également journaliste-correspondant sports de BBC Afrique en Belgique et correspondant de médias togolais en Belgique (Sport FM, Global Sport)  ainsi que journaliste à Radio Campus Bruxelles dans l’émission africaine Sous l’Arbre A Palabre.

Activiste social et des droits de l’Homme, il a fondé l’asbl « Goto Togo » qui vient en aide aux jeunes filles en souffrance sociale du Togo et travaille aussi pour Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX). Il est aussi membre du Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations.

 Depuis quand écris-tu et d’où te vient cette passion ?

J’écris de manière sérieuse et structurée depuis l’âge de 16 ans. Cette passion me vient de différents horizons :Tout d’abord mon père qui m’incitait à la lecture et qui voulait que l’on soit cultivé.Je me suis pris au plaisir d’écrire suite aux résumés que je faisais à la demande de la bibliothécaire du village dans lequel je vivais au Togo quand j’avais 16 ans. Elle pensait que je ne lisais pas les livres que j’empruntais mais que je ne faisais que les feuilleter ; En faisant ces résumés, je me suis rendue compte que j’aimais ça. J’ai commencé à modifier les scénarios originaux des auteurs. Et plus tard, j’ai dirigé le club journal de mon lycée au Togo. Il fallait écrire des articles.

Si tu pouvais me citer un nom qui représente ton modèle, lequel citerais-tu spontanément ?

Mon premier modèle, c’est ma mère. Je trouve le parcours de cette femme qui m’a eu à 18 ans seulement incroyable de dignité, de courage et de droiture.

Sinon, à un autre niveau, j’ai un modèle politique : Patrice Lumumba. Un homme politique dont j’admire la droiture, les convictions mais également la pensée politique et le modèle qu’il voulait construire dans son pays.

Qu’est-ce qui t’as donné l’idée d’écrire sur ce thème ?

Ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce livre c’est tout d’abord le parcours de ma mère face à mon père. Cette jeune fille frêle et faible et sans défense face à cet homme déjà fort, assez marqué par son caractère de militant politique camerounais exilé. En repensant à cette relation inégale et de souffrance pour ma mère, j’ai pensé aux sociétés africaines où le statut social et sociétal de la femme n’est pas enviable.

La deuxième inspiration est venue du Bénin où vit ma grand-mère adoptive et où les femmes ont en 2004 effectué une mobilisation exceptionnelle pour s’opposer à la légalisation de la polygamie votée par les hommes en majorité au parlement. Et la Cour constitutionnelle leur a donné raison !

Enfin, je suis un lumumbiste, don quelqu’un qui est du côté de la vraie souveraineté de l’Afrique et de sa vraie indépendance pour lesquelles je lutte à niveau. Pour y arriver, il faudrait libérer l’Afrique des corrompus et des corrupteurs qui la pillent. Cependant, on ne peut prétendre libérer les sociétés africaines en enfermant une de leurs composantes (féminine) dans l’injustice et l’inégalité ! C’est donc une conviction politique pour le développement de l’Afrique

Te sens-tu un écrivain engagé ?

Je ne conçois pas l’écriture sans engagement. Dans ma vie, à tous les niveaux, je suis quelqu’un d’engagé. Je donne toujours mon avis. Je dis toujours ce que je pense. Je suis très méfiant par rapport à la neutralité qui peut être une hypocrisie ou pire une lâcheté !

Est-ce une autobiographie ?

Le livre est à 70% une autobiographie dans l’agencement des chapitres et dans certains personnages. Il faut dire que tout part d’une histoire vraie qui est fortement romancée.

Quelle est ta position par rapport à la polygamie ? Peut-on dire que ce soit mauvais à 100% ?

La polygamie de par ses conséquences sociales et sociétales est un très mauvais phénomène. Non seulement au niveau légal, c’est très mauvais sur le plan social, il infériorise la femme. Il crée des poches de misère dans beaucoup de pays africains et est une formidable machine à injustices : elle installe une manière de penser les relations entre les hommes et les femmes qui font que ces dernières sont discriminées à tous les niveaux et maltraitées. La conception polygamique entraîne aussi souvent les mariages forcés de jeunes filles à des hommes mariés, les maltraitances etc.

Cependant, la polygamie abstraite de ses scories sociales ne peut être jugé dans la mesure où ce sont des personnes qui décident librement de leurs relations. A une condition : si une femme a librement des relations de polyandrie, qu’elle ne soit pas plus condamnée qu’un homme. »

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Sorana Munsya, rédactrice pour Bana Mboka
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Le Rwanda, sempiternel trouble-fête dans la région des grands lacs africains ?


Comme dans le mythe de Sisyphe, ça va et ça vient, telle est la cadence des conflits à l’est du Congo, dans les Kivus depuis plus de vingt ans. Mais à chaque fois, un nom revient avec insistance, le Rwanda. A une époque, l’Ouganda et le Burundi avaient aussi  été évoqués mais les noms de ces deux pays ont disparu. Alors pourquoi le pays des mille collines reste-il aux yeux de beaucoup le trouble-fête de toujours dans la région ?

Un gouvernement congolais très faible et une armée tactiquement désorganisée

Le conflit entre l’armée congolaise et les mutins du M23 – mutins et ex membres de la rébellion du CNDP de Laurent Nkunda qui ont signé un accord avec le gouvernement congolais le 23 mars 2009 pour intégrer l’armée – s’est intensifié.

Plusieurs hélicoptères de l’armée congolaise et de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) ont bombardé, ce jeudi 12 juillet, des positions du Mouvement du 23 mars (M23) dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Ces bombardements, selon Alexandre Essomé, chef de l’information de la Monusco à Goma, visent à empêcher tout avancement des mutins du M23 vers les positions des Forces armées congolaises (FARDC) et notamment vers la ville stratégique de Goma.

Les bombardements militaires ont eu lieu dans la région de Rutshuru, à 70 kilomètres au nord de Goma. Des explosions ont été entendues, notamment dans la localité de Nkokwe et la colline de Bukima, qui se situent à la frontière ouest du parc national des Virunga adossé, à l’est, au Rwanda et à l’Ouganda. Depuis le mois de mai, les rebelles du M23 tiennent plusieurs collines dans cette zone et contrôlent toujours le poste frontière crucial de Bunagana.

Du côté du gouvernement congolais, on confirme la riposte et on accuse très clairement le Rwanda et Paul Kagamé comme étant l’instigateur de cette nouvelle rébellion qui secoue les provinces du Kivu à l’est du pays.

Au passif des dirigeants congolais, contrairement à ce qu’affirme M. Lambert Mende, il faut mettre la désorganisation de l’armée congolaise dans l’est du pays, la tactique douteuse de repli mise en place alors que l’armée encerclait Bosco Ntanganda il y a quelques semaines, et la déroute de 600 soldats faisant partie d’une unité d’élite de l’armée ; des soldats qui se sont réfugiés au Rwanda. Le moins qu’on puisse dire est qu’il existe une véritable faiblesse dans la gestion de l’armée congolaise. Malheureusement les dirigeants congolais sont plus occupés à ne pas respecter leurs promesses qu’à véritablement régler la crise à l’est. Comment peut-on vouloir régler un problème aussi épineux lorsqu’on observe un tel amateurisme jusqu’au sommet de la hiérarchie de l’armée ? Que fait le chef des forces armées, le président Kabila, lui-même militaire de formation ? Son absence de réaction ferme ne fait que crédibiliser ceux qui l’accusent de traitrise et de compromission au profit du voisin rwandais.

Le Rwanda, pion des Etats-Unis dans la région ?

Le Rwanda a été accusé par la RDC et plus récemment par l’ONU de soutenir activement les rebelles du M23. Dans un rapport des Nations unies rendu public en juin, il est établi que c’est depuis le Rwanda qu’une « aide directe » – constituée d’armes et de recrues – a été organisée pour former le M23. Selon plusieurs sources, les rebelles disposeraient désormais de près de 2 000 hommes et d’armes lourdes. Les Etats-Unis ont pendant longtemps bloqué la publication de ce rapport. Pourquoi ? Parce qu’entre temps, Obama et les siens ont fait le choix du pays qui constituerait leur relais dans la région des grands lacs africains. Et ils ont choisi pour plusieurs raisons, le Rwanda au détriment de la RDC. L’une des raisons est ce vieux projet conçu depuis les années Clinton d’instaurer un grand marché dans la région ; un marché qui ne serait pas contrôlé par les Africains eux-mêmes mais depuis Washington par l’intermédiaire de Kigali. Acculés par les réactions internationales, les Etats-Unis ont finalement demandé du bout des lèvres à leurs alliés rwandais de cesser de soutenir la rébellion de l’autre côté de la frontière.

Il ne faut pas non plus oublier que la déstabilisation de l’est du Congo profite au Rwanda en termes d’accès à certaines ressources minières qu’il exploite. Le pays a été accusé à plusieurs reprises d’exporter des ressources qu’il ne produit pas.

De son côté, Kigali a accusé Kinshasa de relancer la coopération entre son armée et les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) en vue de lancer des attaques contre le Rwanda. Il faut dire qu’à chaque rébellion, Paul Kagamé ressort toujours ce vieil argument éculé. Il semble oublier qu’il y a peu, les chefs d’état-major des armées rwandaise, congolaise et ougandaise se sont rencontrés afin de mettre leurs forces en commun pour sécuriser la région. A quoi sert ces rencontres si ce n’est faire montre d’hypocrisie en voulant faire croire à tout le monde qu’on est de bonne volonté pour résoudre la crise ?

Il n’est pas certain qu’une fois le problème des FDLR réglé, l’est du Congo retrouve son calme. La RDC doit clairement se donner les moyens d’être plus percutante dans la défense de son territoire afin oserions-nous dire, de marquer son territoire et de mettre la pression sur les Etats-Unis. Il faudrait qu’elle soit aussi plus diplomatiquement active de s’allier certains pays influents en Afrique tels que l’Afrique du sud. Tant que l’axe Washington-Kigali sera aussi fort, l’est de la RDC ne retrouvera presque jamais son calme. Il faut changer le rapport de forces militaire et diplomatique même si cela peut prendre du temps. A moins que les autorités congolaises aient un autre agenda caché que l’on ne saurait connaître…

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Sire, le racisme anti-noir prospère au Maroc, c’est pourquoi j’irai manifester le 10 juillet !


Sire Mohammed VI, dans la plupart de vos discours, vous ne dérogez pas à une tradition autrefois consacrée par votre père : l’éloge de l’unité africaine dont il fut un partisan convaincu. Et ceci malgré le retrait du Maroc de l’Union Africaine suite à la reconnaissance du Sahara occidental.

Eh bien Sire, permettez-moi de vous dire que votre propre société est en décalage complet avec cette grande tradition qui a permis pendant longtemps aux Africains du Maghreb et du sud du Sahara de s’appeler « frères » malgré le passé esclavagiste douloureux. En effet, qu’il est loin ce temps où nous combattions ensemble l’envahisseur colonial, aussi bien dans l’Aïr que dans le Hoggar, ou sous les tropiques où votre père soutenait Patrice Lumumba au Congo, l’Union des Populations du Cameroun, etc. Votre société et votre population accueillaient chaleureusement alors les exilés politiques et leurs enfants qui fuyaient la cruauté du colon. Je n’irai même pas jusqu’à parler de la coexistence pacifique entre Arabes et Noirs lorsque le sultanat du Maroc était le vassal de l’empire du Ghana dirigé par des Noirs !

Aujourd’hui, cette parenthèse enchantée où l’union des progressistes Arabes et des Noirs s’est faite dans un mélange harmonieux, est bel et bien terminée. Votre société ressort des mots et des attitudes qui renvoient le Noir à sa condition d’esclave que les razzias arabes pourchassaient. Les mots « Hartani » -homme libre de second rang – ou « aâzi » – sale nègre – ont repris de la vigueur. Les Noirs qu’ils soient marocains ou pas, subissent cette stigmatisation inhumaine. Ceux qui en prennent plus pour leur grade, ce sont les migrants et les étudiants subsahariens à qui on jette des pierres. Ces derniers sont complètement isolés à la Cité Internationale Universitaire de Rabat. Selon la Confédération des Etudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM), ils ne partagent pas les mêmes locaux que les étudiants « blancs » marocains. Les insultes sont régulières, les crachats insupportables quotidiens. Les attaques physiques se multiplient entraînant parfois des morts.

Sire, comment s’étonner de ces comportements sauvages lorsque votre si beau pays n’a pas aboli officiellement l’esclavage ? Comment s’étonner lorsque de génération en génération, se transmet ce sentiment de supériorité issu de l’esclavage ?

Sire, le racisme anti-noir prospère car le travail d’éducation et de lutte que mène les associations des droits de l’homme n’est pas assez soutenu. L’Association Marocaine des Droits Humains a même récemment mis en cause l’Etat marocain pour sa stigmatisation des Noirs. Le 14 mai dernier, Amadou, jeune Malien a été tué, poignardé de plusieurs coups de couteaux suite à une altercation avec l’un de vos sujets dans une épicerie. Le racisme anti-noir prospère parce que vos médias font tout pour le minimiser. Il y a peu, la chaîne de télé 2M a organisé enfin un débat sur la question, mais peine perdue. Des passages entiers ont été censurés, notamment ceux où il y a eu des plaintes.

Même quand on est un Noir en transit à Casablanca, on se rend compte du mépris avec lequel les douaniers vous regardent, vous fouillent et vous suspectent juste en raison de votre couleur de peau et d’une histoire douloureuse pour les Noirs, marquée par des razzias esclavagistes.

L’image du Maroc depuis plusieurs mois se dégrade en Afrique Noire et dans le monde car au lieu de prendre le problème à bras le corps, il est complètement nié par les institutions socio-politiques de votre pays. Aujourd’hui, on ne parle plus de crachats, d’insultes ou de stigmatisation ; aujourd’hui, on parle bien de morts.

C’est pourquoi Sire, partisan du retour du Maroc dans l’Union Africaine, je répondrai à l’appel de SOS Migrants en Belgique et j’irai manifester le 10 juillet prochain à Bruxelles à 18h devant votre ambassade – 29 boulevard St Michel (métro Montgomery) -, pour dénoncer l’impuissance du pays sur lequel vous régnez à considérer les Noirs comme des humains.

Et j’invite toutes les personnes éprises de liberté et de respect pour les droits humains à faire comme moi.

TOUS CONTRE LE RACISME ANTI NOIR AU MAROC, MARDI 10 JUILLET A 18h DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC – 29 BOULEVARD SAINT-MICHEL (METRO MONTGOMERY) !

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« Oui, je suis un bledard cérébral qui aime la politique : j’assume et je vous emmerde ! »


L’envie d’écrire cet article, je l’ai dans l’estomac depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, car comme de nombreuses personnes, j’ai souvent besoin de beaucoup de recul pour prendre nettement position sur des sujets qui me touchent personnellement.

Pendant longtemps, j’ai hésité à l’écrire car j’avais entre-temps pensé à mieux : matérialiser cette envie dans un projet d’écriture de livre, ce qui est en cours et qui je l’espère portera un fruit littéraire qui sera publié au plus tard dans les deux années qui viennent.

Toutefois, j’ai quand même décidé d’écrire l’article que vous lisez suite à des comportements que je trouve indignes et auxquels j’ai encore assisté dans certaines universités et dans certains milieux socioculturels récemment. J’ai aussi décidé de l’écrire suite à la résurgence de débats sur ce qu’on appelle ici en Europe « le bledard », pour désigner de façon caricaturale l’Africain qui vient de débarquer en Europe et que l’on suppose moins « civilisé » et plus « sauvage » que soi-même.

Je voudrais par cet article réparer avec le peu de moyens que j’ai – ma plume notamment -, l’injustice qui est faite aux étudiants africains qui débarquent et sur lesquels pèsent des préjugés lourds ; si lourds qu’ils peuvent constituer un frein à leur épanouissement socioculturel dans leur pays d’accueil. Si la personne en question n’a pas une volonté de fer, la rage d’apprendre et de s’imposer par tous les moyens, la volonté de prendre une revanche sur tous ces esprits simplets qui l’ont sous-estimés, elle craque, blessée dans son amour propre. Et souvent, ces blessures viennent de la propre communauté d’accueil de l’étudiant africain, la communauté africaine subsaharienne, où figurent des individus bourrés de préjugés et hautains. Ayant moi-même suivi ce parcours qui peut psychologiquement vite devenir un parcours du combattant,  je connais toutes les difficultés que ce phénomène peut engendrer.

L’accent

La première caractéristique par laquelle ceux qui se disent plus civilisés reconnaissent celui qu’ils appellent le bledard, c’est  son accent. Infestés par un ethnocentrisme qui peut parfois avoir un caractère dégoutant, ils se moquent de l’accent du bledard qui est à couper au couteau. Il n’est pas rare d’entendre des personnes qui sont nées en Belgique, qui y ont grandi ou qui même sont arrivées récemment et qui ont perdu leur accent, glousser dans le dos du bledard après qu’il se soit exprimé. Dans ce cas-ci, Blancs et Noirs confondus ne se privent pas de rires qui ne sont pas à ranger dans la catégorie de l’humour bienveillant, mais plutôt dans la catégorie du mépris pour ce que l’accent du bledard représente.

Le bledard serait moins « civilisé »

L’argument de la civilisation est celui qui me met le plus hors de moi en raison de l’utilisation abusive du mot « civilisation ». Qu’est ce qu’un civilisé ? Ceux qui répondent à cette question en considérant le bledard comme étant un individu moins raffiné qu’eux, expriment là un état d’esprit raciste et ethnocentriste puéril. Beaucoup d’individus de culture européenne, qu’ils soient Noirs, Balncs, Jaunes ou Rouges, envisagent la normalité des choses à partir de leur culture qu’ils considèrent comme étant la plus civilisée, donc la plus normale de toutes celles qui existent dans le monde. Remarquez, c’est ce que les sociétés occidentales leur enseignent officiellement et officieusement, puisque les images que les médias véhiculent sur les autres cultures sont le plus souvent marquées du sceau de la bizarrerie, de la misère ou encore de la sauvagerie. Le bledard matérialise par sa seule présence ces clichés véhiculés par les médias sur l’Afrique notamment.

Le bledard serait moins intelligent

Cette vision est la résultante de l’argument précédent, celui de la civilisation. Comme autrefois le colon considérait que le colonisé était  moins doué que lui au niveau du cerveau, les personnes ayant baigné dans la société et dans la culture qu’il a forgées, présument aussi que le descendant du colonisé  qui a grandi en Afrique – le bledard -, est doté d’une intelligence moins vive que la leur. Il serait intellectuellement lent à l’allumage. J’ai eu l’occasion d’expérimenter personnellement ce préjugé lorsque j’étais étudiant aux Facultés Universitaires Saint-Louis et que je m’engageais dans des initiatives visant à me donner des responsabilités, comme faire partie du Centre d’Action Universitaire, l’équipe dirigeante des étudiants. J’ai ressenti nettement auprès de mes camarades avec lesquels je menais ce combat, que le fait de débarquer tout fraîchement d’Afrique ne me donnait pas beaucoup de crédit au niveau de mes capacités intellectuelles.

Le bledard parlerait trop politique et trop fort

Pour cacher leurs tares, certaines personnes nées, ayant grandi ou ayant vécu longtemps en Europe, considèrent que le bledard passerait son temps à parler politique et trop fort. Oui le bledard parle politique car il est issu d’une jeunesse qui n’est pas née le cul dans le beurre, qui n’a pas tous les avantages sociaux d’ici. Il s’est sans doute déjà levé à 4 heures du matin dans son pays d’origine pour être sûr de trouver une place de libre dans un auditoire ou dans un amphithéâtre à l’université. Il n’est pas issu d’une jeunesse qui n’en a cure de la gestion de la chose publique, qui consacre beaucoup de temps aux futilités et qui préfère ne pas parler politique pour masquer son ignorance criante en matière de culture générale.  Le bledard est issu d’un pays où les dirigeants corrompus soutenus souvent par l’occident affament leurs peuples. C’est normal qu’il s’intéresse un peu plus à la gestion de la chose  publique car rien ne lui est donné. Il est plus attentif à ce que font les politiques, contrairement à d’autres qui laisseraient le sort d’un pays entier entre les mains d’un petit clan de politiciens sans bouger le petit doigt.

Le bledard parlerait trop fort quand il parle politique, et alors ? Il est tout simplement passionné par l’envie de voir  la chose publique bien gérée tant il est révolté par ce qui se passe chez lui ! Vous avez déjà vu des filles parler dans les transports en commun de leurs aventures ?  Et ces gens qui étalent à longueur de journée leur vie privée dans les transports à haute voix ? Ne crient-ils pas ? En les entendant, les oreilles sifflent et on a des fois envie de leur dire : « Parlez moins fort ou fermez la ! On n’a pas envie de connaître votre vie privée ! » Et quand il s’agit de vie publique qui concerne tout le monde, le bledard parlerait trop fort ?


Tous ces préjugés que je viens de décrire peuvent casser une personne dans son épanouissement social, culturel ou même économique. Les étudiants ou d’autres venant de débarquer, sont uniquement armés de leur courage pour se défendre face à cette société qui ne leur pardonne rien.  Il suffit d’une erreur et tout est négativement démultiplié contre eux. J’ai connu cette situation en débarquant en 2004 en Belgique dans  les milieux que je fréquentais. Rien ne m’a été épargné au début. La considération, je l’ai acquise en me forgeant une carapace solide et en allant la chercher avec les dents, ne partant pas avec les mêmes chances que les autres. Nous vivons dans une société soi-disant ouverte, mais elle est un peu moins ouverte pour le bledard.

Certaines personnes ayant connu cette situation se reconnaîtront dans ce texte. En pensant fortement à elles et à ce qu’elles ont subi ou subissent encore comme moqueries et remarques négatives, je crie fort :  » Oui, je suis un bledard qui s’assume et je vous emmerde ! »

Signé

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Le jeune poète Malik Bee publie son premier recueil « Ma plume, mon exutoire » : un véritable délice poétique.


Le jeune poète Malik Bee publie son premier recueil « Ma plume, mon exutoire » : un véritable délice poétique.

 La poésie n’est pas l’art littéraire le plus populaire ni le plus commercial. Mais c’est l’art d’une intelligence fine, celle de la description difficile en peu de mots. Et c’est peu de dire le jeune auteur Malik Bee n’a pas choisi le chemin de la facilité pour démarrer sa carrière littéraire. Les textes qu’il nous propose à travers son premier recueil de poèmes intitulé « Ma plume, mon exutoire » publiés chez l’éditeur N-Morphê, sont d’un goût extrêmement exquis.

L’intelligence de Malik Bee se remarque à travers ses textes qui dégagent une certaine ouverture d’esprit et une largesse de sa pensée. Monsieur Noël Ndjékéry, qui a préfacé ce recueil, ne s’est pas trompé lorsqu’il a écrit : « Le recueil propose en effet des textes qui embrassent toutes les facettes de la condition humaine en les ancrant dans une brûlante modernité. La quête des origines, l’amour, la solitude, le désespoir, la foi, la soif de justice. »

Tous ces thèmes sont traités dans un cadre entraînant, dans une musicalité envoûtantes au moyen de rimes bien construites et de mots dont la profondeur inspire le respect pour l’écriture de l’auteur.

Les textes de Malik Bee vous séduiront certainement, car marqués par le talent d’un auteur qui à coup sûr a un avenir dans l’écriture si sa plume continue à s’aiguiser.

Auteur : Malik Bee

Titre : Ma Plume, mon exutoire

Genre : Poésie

Nombre de pages : 138

Nombre de poèmes : 90

Edition : N-Morphê

Points de vente :

 Filigranes (39-40, Avenue des Arts – 1040 Bxl)

L’attire-lire (110, Rue François Vekemans – 1120 Bxl)

Tropismes Libraires (11, Galerie des princes – 1000 Bruxelles)

 Par commande : tél : 0486/ 45 36 32

 Contact : plaisirdecrire@hotmail.com

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« ISHA », la bande dessinée africaine de Bruxelles dont on parle !


Vous avez aimé Aya de Yopougon ? Vous adorerez  Isha. Il n’est pas exagéré de dire que cette Bande Dessinée qui nous emmène au cœur de la région des grands lacs africains, est de la même veine que la célèbre histoire de la petite ouest-africaine Aya depuis son quartier populaire de Yopougon à Abidjan en Côte-d’Ivoire ! Ajoutez à cela le mysticisme, le surnaturel et l’irrationnel encore fortement présents dans certaines sociétés africaines et vous obtenez un cocktail détonant. Pour ceux qui n’ont pas lu Aya de Yopougon, Isha leur permettra de plonger dans la vie trépidante africaine à travers le quotidien d’une enfant dont la vie de famille va être bouleversée.

Cette bande dessinée nous rappelle également le quotidien de ces familles africaines  où la superstition et le monde invisible sont bien présents.

Résumé:

Quelque part en Afrique centrale. Isha vit avec son père Kalisa, qui l’élève seul à la campagne, loin des péripéties de la ville. Kalisa décide d’emmener Isha et son meilleur ami Kizito voir les Grands Lacs. Une vraie expédition pour ces enfants qui ne connaissent que les collines ! L’aventure de leur vie, pensaient-ils. Mais plus rien ne sera pareil…  Kalisa ne peut plus nier l’évidence : Le temps est venu de faire face au passé. » C’est la cendre que l’on croit éteinte qui brûle la maison… ». Isha devra assembler les pièces du puzzle pour comprendre ce qui lui arrive et percer le mystère qui entoure sa mère. Effrayée par ce qu’elle apprend, Isha sera soutenue par Kizito. Ils tenteront de saisir le sens de l’étrange découverte. Mais en mesurent-ils réellement l’enjeu ?

La vérité a un prix…

Intention :

« L’énigme Miyaga », est un premier tome qui nous plonge au cœur d’une intrigue où le complot et le surnaturel bouleversent l’existence d’une famille…  Le souhait est de présenter une histoire sur fond d’une Afrique sans guerre ni famine. Isha est de ces générations qui, heureusement, ne connaissent pas les fléaux de ce continent. Bien qu’extrêmement lucides sur l’Afrique et ses problèmes, nous voulons partager une image différente (mais toute aussi réelle) de cette région. Les thèmes abordés peuvent s’inscrire dans chaque espace-temps : Les secrets de famille dangereux, la quête de soi et de ses origines, la sortie confuse de l’enfance, la valeur de l’amitié et les difficultés de la mono parentalité, la solitude d’être différent, et le prix élevé à payer lorsque l’on désire aller au fond des choses. C’est un récit dans lequel le rêve et le fantastique se mêlent à la vie de gens très « ordinaires ».  Caractéristique de la BD Scénario : Liliane-Déborah Umutoni & Sébastien LarocheDessins : Sébastien Laroche Edition : Kumi Edition

Bande dessinée jeunesse Genre : aventure fantastique

ISBN : 978-2-9601163-0-4 En langue française Pages : 46

Date de sortie : Mars 2012

Pour en apprendre davantage sur Isha et son petit monde : Site internet : http://www.isha-bd.com

Bande d’annonce: http://www.youtube.com/watch?v=uLHTIkyJRzw

Pour communiquer avec Isha et suivre son actualité :

Page fan : http://www.facebook.com/Isha.Bd

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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